Expérience

Photo ratée ? Vraiment ?

Qu’est-ce qui fait qu’une photo est réussie ? Cette question n’en rappelle une autre que j’enends régulièrement : « je n’y connais rien en vin, je suis vraiment assez nul… Comment reconnaît-on un bon vin ? Ma réponse à cette question est invariable et elle s’applique à chacun sans contestation. Ma réponse est : « un bon vin, c’est celui que tu aimes. » Si j’applique ceci à la photo, une bonne photo, c’est celle qui me fait vibrer. On peut différencier ainsi la beauté et l’esthétique. Si, dans l’art, l’esthétique répond à des règles bien précises de proportion, de couleur, de composition, de perspective…, la beauté, elle, fait appel à l’intime. Ce qui est beau est ce qui me fait vibrer, moi et pas forcément les autres. Et sûrement pas tout le monde. Si l’esthétique est régulée et objective, la beauté est subjective et singulière. Ainsi, un tableau comme Guernica ne répond sûrement pas aux critères esthétiques qui régissent la peinture, mais il me fait vibrer. Parce qu’il fait appel à des épisodes de l’histoire qui ont marqué les générations avant la mienne, et indirectement, par oui-dire, ma génération. Dans ma pratique de la photo, une des images qui me fait le plus vibrer est une photo loupée. Enfin… loupée techniquement. Floue, bruitée. Sûrement recalée par des intégristes de la règle… Mais, pour moi, elle exprime une force qui me ramène à ce concert de Flavia Coelho. A son énergie. A sa musique.  Peut-être qu’au delà de ce qu’on voit de ces « ratés », présente-t-elle des « qualités » d’esthétisme, comme la composition qui font oublier ou qui magnifient les défauts? Et vous, qu’en pensez-vous ?

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la « magie » des outils de retouche

La « magie » des outils de retouche Les outils de retouche présents sur le marché à des prix très abordables sont les meilleurs amis du photographe et les pires ennemis de ceux qui regardent nos photos. Je vais vous en donner un exemple. En voyage à Paris, j’ai pris mon appareil photo pour faire quelques clichés. Malheureusement, le temps est vraiment maussade, avec un ciel gris et bas. Voilà donc un cliché du Pont-Neuf (celui de Paris) que j’ai réalisé début décembre.  Couleurs tristes, faibles contrastes… bref, une image de fin d’automne / début d’hiver. Je décide de la passer sous Luminar AI, un outil de retouche générative. Et voici le résultat en 2 clics (et pas plus de 2) ! Avouez que ça a beaucoup plus de gueule ! Mais où est ma création ? quelle partie de moi-même reste dans cette photo ? Sauf notice spéciale, les photos que vous verrez ici ne comportent pas de post-traitement génératif de ce genre. Je n’utiliserai que le recadrage, la réduction de bruit, la colorimétrie, la suppression de défauts de l’image n’altérant pas le rendu initial du cliché. Ainsi, je m’oblige à penser mes photos avant d’appuyer sur le bouton, et à ne pas vendre du rêve fabriqué par une « intelligence » artificielle. Addendum du 3 février 2026 : Le numéro de mars 2026 de Réponse Photo  consacre un dossier sur le traitement des photos. Dans un article très intéressant, le journaliste fait la différence entre le post-traitement qui s’apparente à ce qui se faisait dans les laboratoires de développement de l’argentique (cadrage, balance des blancs, luminosité, contraste, netteté…) et la retouche qui vise à altérer la photo par des ajouts ou des suppressions de détails ou d’ombres. Je vous recommande la lecture de ce dossier. Le saviez-vous ? J’utilise des outils comme Lightoom ou Luminar AI pour recadrer et débruiter très rapidement les photos que je poste sur Instagram ou FaceBook, ou que je mets sur ce site. Toute photo retouchée sera clairement identifiable. 

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Le mariage de Claire et Luc

Le mariage de Claire et Luc Fin octobre, j’tais invité au mariage de Claire et Luc à Carcassonne, lieu historique et propice aux photos s’il en est. Luc est le fils de mon cousin, et je leur ai demandé si je pouvais prendre des photos pendant la cérémonie et la réception. Pas de problème, nous prévenons la photographe que nous avons engagées pour la journée que tu seras là. Les mariés arrivent à la cathédrale Saint-Nazaire, et je me mets en position pour les photographier sans gêner la photographe professionnelle qui faisait son boulot. Je n’ai pas eu le temps de faire de photo… Dès qu’elle est passée à côté de moi, elle m’a dit assez froidement « Allez vous asseoir et profitez de la journée, vous aurez accès à toutes les photos sur le site ».  N’ayant pas le temps de lui expliquer pourquoi je voulais faire des photos, et que c’était dans un but d’apprentissage, et pas pour lui faire une quelconque concurrence, j’ai rangé mon appareil et me suis mis avec les autres participants. Moralité : il faut toujours respecter le travail des autres, et également leur personnalité. Et également, il faut préalablement (et pas quand c’est trop tard) expliquer pourquoi on veut être là, et bien montrer qu’on n’est pas là pour concurrencer leur activité. Et surtout, elle a fait un excellent travail !!! Bon, j’ai pu faire une ou deux photos avant la cérémonie… … et le lendemain, je suis allé me promener à Minerve, qui est un magnifique village fortifié au nord de Carcassonne. Le saviez-vous ? Après le COVID, le nombre de photographes professionnels en France a doublé. Il est maintenant de 56,000 (et ce nombre ne concerne que les photographes qui déclarent une activité professionnelle). Peu peuvent vivre de leur passion.

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Atelier photo animaliere de studio

Atelier photo animalière de studio Ayant acheté mon appareil photo chez Numeriphot à Toulouse, j’ai commencé à les suivre sur les réseaux sociaux. Récemment, ils ont pris le nom de Panajou et ils organisent des ateliers régulièrement dans le studio adjacent à leur magasin. Je me suis inscrit à un atelier de photo animalière en studio, animé par Lydia, qui, en plus de grandes qualités pédagogiques, a une très grande expérience dans ce domaine d’activité bien spécifique. Croyant assister à un cours magistral, je suis arrivé avec mon sac, mon smartphone et mon petit calepin et j’ai dit à l’accueil :  – Je viens pour la conférence.  Ce à quoi mon interlocuteur me répondit :  – Vous voulez dire l’atelier pratique ?– Comment ? on peut prendre des photos ? je n’ai pris que mon smartphone !!! Nous étions une quinzaine, des étudiants jusqu’à des professionnels de la photo animalière. Après un rapide aperçu théorique du domaine (matériel, précautions, préparation…), nous sommes vite passés à la pratique.  Deux chiens et un chat, accompagnés de leur maîtresse, nous ont rejoints et se sont pliés à (presque) tous nos caprices d’apprentis photographes animaliers. En les voyant prendre la pose, je ne pouvais m’empêcher de penser à mes propres chiens et chats qui sont incapables de rester en place en temps normal. Alors imaginez en face de 15 inconnus en train de les mitrailler ! Je n’ai pas été en reste dans le mitraillage car, figurez-vous que Panajou m’a prêté un appareil identique au mien le temps de la séance, et qu’ils m’ont envoyé les photos que j’avais prise ! Bel exemple de professionnalisme commercial et technique. En résumé, j’ai passé un excellent moment, où j’ai appris un peu plus de théorie, j’ai fait de belles photos, et rencontré des gens prêts à partager leur temps et leur connaissance. Merci à Panajou, à Lydia et à tous mes « collègues » photographes.. Le savez-vous ? Il y a plus de 2000 photographes animaliers en France, animaux domestiques traditionnels et NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) confondus. C’est un marché qui a explosé depuis le COVID.

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comment j’ai choisi arvia

comment j’ai choisi ARVIA Lorsque, il y a quelques mois, j’ai décidé de me lancer dans une formation de photographe, j’avais deux buts principaux : Le premier était de me donner de solides bases techniques, moi qui avais toujours shooté en amateur et qui galérait à avoir des photos potables. Le second était de d’aider mon épouse qui exerce le métier de décoratrice d’intérieur et lui faire les clichés avant/après. Ayant un compte professionnel de formation au maximum, je suis allé consulter le site du gouvernement Mon Compte Formation. Il y avait des dizaines et des dizaines de formation. J’ai déjà filtré par le contenu et le niveau obtenu. En effet, je voulais une formation solide, à distance ou près de chez moi, avec un suivi personnalisé. J’ai contacté les trois ou quatre écoles ou centres de formation que j’avais pré-sélectionnés. Certaines m’ont renvoyé un lien vers leur site (lien que j’avais déjà puisque je les avais sélectionnés !), d’autres comme Arvia ont pris le temps de répondre à mes questions de façon claire et ils m’ont dit qu’ils étaient à ma disposition si j’avais d’autres questions, mais qu’ils ne relançaient pas eux-mêmes les potentiels candidats. J’ai trouvé ça bizarre, mais bon, pourquoi pas ?J’ai continué ma recherche, et pendant cette période, j’ai reçu des dizaines de relance avec toujours les mêmes prospectus, des promesses et ce que j’appelle du chantage commercial. J’ai même reçu des prospectus et des relances pour des formations à la décoration d’intérieur, et cela plusieurs mois après avoir fait mon choix. Finalement, l’approche d’Arvia que j’avais trouvé bizarre au départ, m’a parfaitement convenu, le contenu de la formation répondait bien à mon besoin, je les ai sélectionnés. Je m’éclate depuis que j’ai commencé en septembre, et je vois des progrès chaque semaine.

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